Armer au cabotage

Les voiles


musée de Regnéville



Poulie simple à plusieurs stades de fabrication

Inventaire : RE_1998_009_003

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L’estrope est la partie en cordage foncé qui permet de fixer la poulie.
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Le courant passe dans la caisse et vient s’appliquer sur le réa, partie mobile de la poulie.
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Matériau : Bois
Millésime : 1998


La poulie est un objet à tout faire pour manœuvrer le gréement d’un navire. Avec un cordage passant, elle permet d‘exercer une traction depuis un point inaccessible dans une direction contrôlée. Si on la démultiplie en plan simple double ou triple, elle permet d’effectuer des travaux de force.
Dans le cordage, on distingue le dormant, fixé à la poulie par une estrope et le garant (ou courant) sur lequel on exerce une traction. C’est le bois d’orme qui est le plus souvent utilisé.
On distingue dans une poulie trois parties principales :

  • La caisse qui constitue le corps de la poulie est d’un seul morceau quand sa largeur n’est pas trop importante. La face extérieure s’appelle la joue. Elle porte une ou deux engoujures destinées à recevoir l’estrope de la poulie c’est à dire son cordage de fixation.


  • Le réa est la roulette en bois de gaïac dont le pourtour est creusé pour recevoir le cordage. Il est percé d’un trou central donnant passage à l’essieu. Les réas sont renforcés à l’essieu par du cuir ou du bronze.


  • L’essieu, tige cylindrique en fer qui traverse le réa et les deux joues de la poulie. Il possède une tête carrée afin qu’il ne tourne pas avec le réa.


  • L’estrope est un lien en cordage fourré qui entoure et presse les joues des poulies en s’appliquant dans les engoujures.