Les écraseurs de crabes


musée de Regnéville



Le Jean-Bart, bisquine de cabotage de Courseulles

Inventaire : RE_1995_003_001

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Technique : Modèle de bateau sous voiles
Matériau : Bois
Hauteur : 0,55m
Longueur : 0,60m
Largeur : 0,25m
Période : 3ème quart du xixe siècle.
Millésime : 1873


La maquette du Jean-Bart a été réalisée en 1993 sur les plans que François Renault avait relevés sur un modèle de bisquine au cabotage construite au chantier Benoist à Courseulles en 1873. Elle a été détruite en 1894.
La bisquine est avant tout un type de gréement. Le gréement de bisquine utilisé au xviiie et au xixe siècles et les bisquines de cabotage des années 1870 ont peu de ressemblance.
À l’exception du type de gréement, ces caboteurs ont peu à voir avec les bateaux fins et surtoilés pour la pêche à la drague des huîtres de la baie du Mont-Saint-Michel que l’on connaît bien aujourd’hui par les répliques qui naviguent depuis les années 1990.
Ces bisquines de cabotage sont construites principalement à Caen, Courseulles Langrune, Sallenelle, Saint-Vaast-la-Hougue et Barfleur.
Elles jouent un rôle important dans le transport des huîtres de la côte Ouest à la côte Est du Cotentin.
En 1850, selon un rapport de l'administration maritime, dix-huit bateaux de dix-huit à vingt tonneaux ont effectué 241 voyages pour le transport de Cancale et Granville à la Hougue et Courseulles, pour une quantité énorme de 66 millions d'huîtres. Les bisquines Marie-Eliza et Saint-Jean-Baptiste de Courseulles sont signalées en 1876 dans l’échouage de Regnéville.

Achat J. Poiron.