Portraits de navires

Le cabotage


musée de Regnéville



Bateau charbonnier en déchargement dans le port de Regnéville - Carte postale

Inventaire : RE_1990_001_011

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Technique : Photographie
Matériau : Carte postale
Hauteur : 0,09m
Longueur : 0,14m
Période : 1e quart du xxe siècle.
Inscriptions : Côté gauche : La “C.P.A.”, Paris.


Ce trafic du charbon avec le port de Regnéville préexistait à la construction des grands fours à chaux marchant à la houille.
En 1827, Regnéville en importe déjà 400 tonnes, exportant dans le même temps, avec 200 mouvements de navires, 6000 tonneaux de pierres à chaux.
En 1854, quand les quatre fours du Rey sont en activité, la houille représente un trafic de 7000 tonnes par an.
En 1857, le nombre de bâtiments fréquentant le port dépasse les quatre cents et le trafic estimé est de 17000 tonnes.
Jusqu’au milieu des années 1860, ce sont des bricks anglais de 80 à 90 tonneaux, qui font principalement le cabotage régulier de la houille : la Couine (Queen) qui fait le trajet avec “Nith“ (Neath Port-Talbot) le Jonh-Marie (John-Mary) avec Lannely.
À la belle saison, des bâtiments français comme L’Agonaise ou le Saint-Jacques viennent renforcer la flottille charbonnière.
Tous ces bateaux qui repartent sur lest n’effectuent en moyenne que deux rotations par mois car le port n’est pas accessible en morte-eau par pleine mer inférieure à 10m.
Le bateau figurant sur la photographie est probablement la goélette Madeleine construite en 1870 à Saint-Martin de Ré, armée et commandée par le capitaine Auguste Esnol.
Si elle a effectué des trajets dans les ports du pays de Galles, dans l’immédiat avant-guerre, elle ne cabote plus qu’avec les ports bretons.

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